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Oubliant le présent – le futur leur fait peur –
Ils tirent intérêts de toute conjoncture,
Sans autant consentir place à la conjecture,
Trop employés qu’ils sont à leur fécond labeur.

À la quête du bon, ils ont fermé leur cœur,
Veillant à se garder de viles aventures.
Cupides, mais aisés, et pétris d’inculture,
Ils boudent l’art craignant d’édulcorer leurs mœurs.

Ni d’ici ni d’ailleurs, ils n’ont de nation,
À part celle de leur porte-monnaie informe
Qu’ils consultent toujours avec dévotion.

Ils s’usent à faucher des montagnes d’écus,
Pour enfin les perdre à reconquérir leur forme.
C’est alors qu’ils meurent, sans même avoir vécu.



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