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Sur un clavecin.

I

Il est comme une fleur dans un vase et qui fane ;

Dont le parfum subtil, étrange et diaphane 

S’exhale.  Il a connu tout ce que l’on connaît  

D’hier ; mais il a vu recourbant son poignet 

Léger sur son clavier, la petite Nanette 

Jouant un air appris de la bergeronnette. 

Comptant ses petits doigts : « La ! » « Do ! » « Do ! » « Si ! » « La ! » « Sol ! »

Posant ses petits pieds bottés dessus le sol. 

Il a connu, mon Dieu la peine qu’on confie.

La petite amoureuse ? Il se souvient : Sophie 

Qui de ses mains jouait tendrement du Rameau.

Dans le jardin, la branche où pend le fin rameau

Flottait. – C’était le vent ! Non ! Non ! C’étaient les notes ! 

Nanette avait pour dents de petites quenottes. 

II

Qui sait cela ? Tout s’est envolé, les marquis, 

Les notes et le vent, les petits airs exquis ! 

Suzon, Margot, Sophie, Agnès et Adeline 

Et parmi les rubans, un vol de crinoline !



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