Partagez

Il existe des jours où la rosée sèche le sang
des jours où les couleurs se mélangent dans la palette
puis d’autres de vent de pluie de neige indécents
des jours de recueillement pour célébrer nos tempêtes

et des ténèbres je te vis surgir choriste nue
j’étais le silex contre lequel se brise les marées
tu es la divinité vaincue la patience accaparée
qui sait dans la tourmente affoler ma mue

et d’amour je te crois, émouvante créature, femme
pour qui des palais se bâtissent des cathédrales se dressent
des mélodies se chantent des suicides se ratent des sagesses
soudainement deviennent folies des symboles oriflammes

oh! ma solitude nous nous sommes généreusement aimés
léchant notre dernière douleur dans des alcools abimés
et du feu je te crois obsédante comme ces diables nus
qui peuvent dans la tourmente affoler ma mue!

j’étais le silex contre lequel se blesse l’oiseau
tu es l’amour dans le craquement de mes os
et du feu je te crois miraculée encore présente
algue marine que caressent les vergues gisantes

oh! ma muse nous pouvons heureux voyager
sois le désir de tout ce qui me reste à visiter
viens je t’invite dans le jardin de ce roi âgé
une terre éloignée du temps et des songes usités!



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 2 votes