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Parait qu’on trouve du beau, de l’air,

Chez moi, pur, sain, dans ma zone

Du bleu et du jaune et du vert,

Que mer, soleil et arbres donnent,

Cela, dans mes mots, êtres damnés,

Ayant le désir de plaire et de la chair,

Trop souvent incompris, tus, rejetés,

Ils déambulent sur la ligne, errent,

Se décomposent, trainent, le pas lourd,

Se couchent difficilement sur la feuille,

Eux qui jadis, à la belle faisaient la cour,

Péniblement, s’allongent dans le cercueil,

Caveau abandonné, ce poussiéreux recueil,

Dont la candeur des pages encore intactes

Rappelle le drap mortuaire, le blanc linceul,

Que l’on jette sur la scène au tout dernier acte.

©Rénorin Laurent_2014

Du beau, de l’air…._17/06/14



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