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Les limousines rouges aux improbables couleurs,
Dansent dans la rue pavée, comme des serpentins las,
Et tous ces pantins sans vie scrutent leurs obscurs bonheurs,
Derrière les vitrines des grands magasins de masses.

L’avenue de diamant et son pavage sans âge,
Brûle d’une lueur froide et tous mes rêves d’azurs
S’évanouissent là-bas dans cette ivresse, -sans gage,-
Des gens aux dîners pesant, n’ont plus ce regard si pur.

A quelques mètres de là, un sans-abri tout honteux,
Le regard si affamé vadrouille de rue en rue,
Ses yeux se parent du jour sans fards, encore boiteux.

Ô mal qui glace, -mon cœur,- loin des dîners chuchotés,
J’entre dans un burger-King, et en ressort à sa vue,
Et lui offre ce sandwich pour son envie rassasiée !

© Patrice Merelle



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