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J’irai pleurer devant te sépulcre dorée,
J’y poserai des larmes et me souviendrai
De ce jour, cette nuit où pour la fois première
Le soleil m’a lui. Tu as lui ô réverbère !
Dans des ronces elle était la rose, le sourire
S’en allait pendre dans la mer et partir
S’en allait Iman. Tel un martyr on pleurait,
Mais voilà, de l’horizon elle reparaît.
Tu apparais et la brume s’en est allée,
Les larmes se sont en allées et s’étalaient
Une lune de miel tout au fond de mon cœur.
Mais l’on m’a dit que rien ne dure qu’une rancœur.
Et te voilà pour un voyage sans retour,
Sur l’aile d’un buraqi, vers loin sans détour.
Peut-être quand le ciel se sera voilée,
On se reverra, quand la terre aura tremblé !
Iman ô mystérieux temps éperdu des hommes !
Ô Colombe porteuse de printemps en somme !
Si tu pouvais revenir ô étoile qui file,
Je trouverai cette pierre « philosophile »
Qui pourrait faire d’une braise un morceau d’or.
Mais on a les yeux qui se ferment quand on dort.
Iman, tout pleure et tout brûle telle une flamme
Au tréfonds de moi et mon âme clame.
Et je suis comme un malade, comme une folle.
Cette nuit tu pars, de ton retour je raffole.
Iman ma chandelle, un encens qui brille et part,
Part en paix car le ciel t’a ouvert les remparts !



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