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Dans l’obscur coin d’une poisseuse ruelle
Éclairage défaillant sur son doux visage fripé
Une fille aux galbes troublants, bas de filoselle
Se farde à la va vite, se mue trop occupée

À vendre aux mâles aguichés sa pêcheuse ritournelle
Les provocant du buste à desseins bien crispé
si assez suffisante en est leur aspirée oseille
plus loin encore ils iront de leurs mains palper

Les fruits interdits qui frétillent sous sa fine dentelle
et les ondulantes rondeurs, ardentes et chaloupées
Elle les attire baveux comme trompeuse chanterelle
fringants et beaux jeunes hommes et aussi vieux éclopés

Sillons creusés par l’âge aux remords se révèlent
obsèques d’égrillarde jeunesse sous tristes mélopées
il fût un temps , hélas, où elle était si belle
Langoureuse demoiselle par gain facile dupée

Torrides nuits que profane plaisir artificiel
Argent, bijoux impurs et chandelles au souper
A trop s’imaginer lunes de miel éternelles
Le temps a eu raison d’une vie entièrement loupée



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