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Liberté, reviens-moi au centuple

Laisse s’écouler

à cette profonde heure

tes habits sales

et tes amères loques

Je me souviens d’un temps

où tu courrais nue,

offerte aux regards

des nuits qui passaient.

Ton sein gardait

les Lumières parfaites

à l’abri des volutes

de la grand-princidence

Liberté, reviens-moi au centuple

File ! Caresse !

Fils harmoniques,

nos corps de tes saisons

attendent le retour.

Une poésie de comptoir,

un zinc gravé, entaillé

sous ton règne

trône dans les tempes !

De nos rues, elle

claque les pavés

et la poussière

conglomérabinée.

Liberté, reviens-moi au centuple

Les escarres mouchent

nos plaies et brûlent

les fondements

de ta réalité

De toute part on observe

les symptômes tissulaires

qui crèvent nos envies

et pourrissent nos vers

Tandis que t’asticotent

les allergologues

Prends garde à toi

car la pandémie t’raille !

Liberté ! Aux Saints serre « Ite, missa est » !



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