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C’est un coin de repos, un havre de tendresse
Pour l’âme voyageuse ou les cœurs déprimés.
C’est l’endroit où s’échouent, au jour de la détresse,
Ceux qui oublient de vivre ou qui sont fatigués.

C’est l’endroit où mon cœur doucement se répand
Pour habiller de bleu les heures de tristesse,
Comme la vague blanche au bord de l’océan
Lave le sable blond de milliers de caresses.

On y chante, accolés, le cœur contre le cœur,
Les yeux au bord des yeux et l’âme épanouie.
Un accord de guitare y glisse sa chaleur
Pour parfaire avec nous cette douce harmonie.

C’est là, dans ma maison que je t’invite aussi
Toi que la vie déçoit, qui traverses l’orage.
Il n’y a pas de clé, mais n’est-ce pas ainsi
Que l’on doit accueillir un ami de passage ?

Et si, le soir venu, dans ton cœur il fait froid,
Si toujours tu as mal, si malgré tout l’angoisse
T’étreint comme l’oiseau serre et griffe sa proie,
Parle-nous pour qu’enfin la douleur s’efface.

Assis autour du feu jusqu’à l’œil du matin,
Nous parlerons de toi, de nous, la nuit entière.
Le soleil rougira à l’horizon lointain,
Quand tu repartiras, la joie en bandoulière.

Edith Piotrowski



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