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J’ai cueilli ma misère comme un sanglot dormant!

Quand vogue sous le vent l’ombre de deux amants

Le temps se recroqueville sur l’échelle des mots

Comme un serpent soupire dans un profond repos!

C’est alors  dans une autre prison que fugue le rêve

D’amours naissants sous le voile nu qu’on lève.

Comme on passe en hiver près de l’antique tison

Le pays de ton cœur nomme ma prochaine saison,

N’être plus de la flamme qu’un dernier  rugissant

Aimer sous la cendre un bonheur vieillissant…

Quand la neige est si pure  sur le chemin pierreux

Les sonneurs de carême vont vendre l’âme à Dieu.

Et j’ai cru apercevoir dans ce profond dénuement

Une femme, la belle esclave qui porte mon châtiment!



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