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J’ai découvert !

C’est devant l’immensité de ton cœur que j’ai découvert
Que les jours heureux s’écoulaient avec ou sans nos vers !
Que le temps n’a aucune emprise quand on emploie Prévert

J’ai découvert que les rimes se confondaient en mystères
Comme je me confonds en excuses devant tant de misères
Même si je ne suis pas le responsable de ces faits d’hiver !

Il frappe à nouveau sur le perron bancale du Finistère
D’un froid mortel, de son étreinte parfois trop amer !
Sans toit, tu gis sur le sol en toisant le front de mer

J’ai découvert que les richesses se cachaient dans le vert
De ces champs qui refleurissent l’été, tapissant nos terres
Nous livrant mille senteurs, ivres, les yeux grands ouverts

Moi, j’ai aussi des couverts, et ils me viennent de ma mère
Je pourrai si tu en envie, les étaler sur la table d’Homère !
Et si les insensibles s’obstinent, et si d’autres en délibèrent

J’ouvrirai pour toi mes pensées, refoulant au loin mon alter
Et si jamais, je me manque : Croix de bois, ou croix de fer !
Je continuerai à croire qu’ici-bas, ce ne fût jamais l’enfer

Car vois-tu, je maintiens que nous devrions être fiers
D’être les apostolats, ou ces émirs de l’an qui dessert !
J’ai découvert que toi et moi, ben ! C’est dur comme fer

Thierry Titiyab Malet (le 4 octobre 2016)



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