Partagez

En ce monde, il fait noir,
Et c’est ainsi, chaque soir,
Comme tous les jours, d’ailleurs.
Partout, quelle que soit l’heure.
La nuit tombe.
Je me sens déprimée,
Enfermée
Dans ma tombe.

Je sens peser les nuits noires,
Nuits blanches, toutes chargées de lourdeur,
Nuits sombres, toutes chargées de torpeur.
Par ma fenêtre, je vois la lumière
De la lune, visible comme un miroir,
Cette lune, si claire et si sombre,
Qui me renvoie mon ombre
Auréolée de lumières.

Lumières brillantes comme des diamants,
Lumières éteintes par l’absence de l’amant,
Que mon cœur désespère de revoir.
Lumières blanches qui me semblent bien noires.
Lumières qui se reflètent au milieu de ce ciel
Lumières qui rendent la nuit encore plus belle.

Ainsi, chaque matin, le soleil,
Réapparaissant dans ce monde vermeil,
Fait croire à une autre saison,
A celle des floraisons,
Celle de l’amour,
Celle où les cœurs s’animent pour toujours.

Car quand le soleil disperse ses rayons,
A travers les nuages devenus translucides,
Je vois plus clairement,
Tout devient brillant,
Je me sens devenir encore plus lucide
J’ai alors envie, me sentant inutile,
De partir tout doucement,
De ce monde stérile.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.8 sur 5 votes