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J’ai pris la terre pour une oasis

mais il n’y avait plus rien à boire

qu’une boue fougueuse nappée de poison!

Puis le fleuve a noyé mes souvenirs!

J’ai pris la terre pour un verger

mais il n’y avait plus rien à croquer

que des fruits amers et desséchés

dans un limon tout stérile!

J’ai pris la terre pour un jardin

mais il n’y avait plus de femmes à aimer,

comme dans les larmes d’un orphelin

je vis la peur sur une rose flétrie!

J’ai pris les ailes d’un oiseau

pour voler vers d’autres cieux

mais l’oiseau ne s’est pas envolé

il ne savait plus où voltiger!

J’ai voulu creuser un puits dans le désert

assis sur un banc, j’attendais un miracle

mais il n’y avait plus de Dieu à prier

pour guider mes mains maladroites!

J’ai appelé l’amour sur ma lyre

nul ne m’a répondu, tout était muet!

aucun poète   m’offrit son génie

pour m’entraîner  vers des paradis lointains!

La nuit est pauvre quand le rêve s’exile.

J’ avais éteint la flamme qui brûlait peu.

J’ai  pris la terre pour une oasis 

mais il n’y avait plus rien à boire

et la soif m’a vaincu!

Et  la faim, et l’amour et la foi

et l’oiseau, et le présent, et le futur..

J’ ai pris la barque

mais il n’y avait plus de rames

pour échapper au  châtiment!

J ‘ai pris ma colère

elle est tombée en poussière

pour me punir

de l’avoir tant  étouffée!



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