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J’arrive, ne soit pas impatiente,
La route est longue, la lune absente,
Ferme les yeux, ma belle, repose-toi,
Quand tu les ouvriras, je serai là….

…et on fusionnera tous les deux,
Tels des métaux affinés par le feu,
Deux corps distincts qui s’enlacent,
À n’en former qu’une seule masse.

…et je deviendrai pour toi l’herbe
Sur laquelle tu t’allonges; le verbe,
Qui commande, oui qui ordonne,
Que l’étoile, un chant gai, fredonne,

Que la lune, de sa lumière, te couvre
Quand, passionnément, je te découvre;
Oui, je serai, la branche qui te berce,
Ombre d’arbre, le pieu qui transperce,

Je serai la douce brise qui caresse,
Ton visage, ton corps gorgés d’ivresse,
Et je m’enivrai au rouge de tes lèvres,
Ce vin qui, même mon âme, enfièvre…

©2014_Rénorin Laurent
07/14



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