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                                                       Je l’attendrai !

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Bientôt plus d’une décennie que ce cauchemar  m’empoigne !

Je n’ai plus de jours ni de nuits . Je ne vois plus la ronde des saisons …

Ce sont mes écrits qui me soignent.

Le printemps a disparu, les hirondelles se cachent pour mourir dans les monts ,

L’été n’est que cyclone, des pluies diluviennes à chaque crépuscule ,

Les feuilles rouges de l’automne pleurent de mon silence givré

Mon cœur d’hiver s’enneige de mes aurores de noctambule .

Mes poésies aiguisent cette arme et mes larmes sont figées …  

Mes lettres se lient à la queue de cet emblématique oiseau de mon île *

M’envoler dans le vent

Car je veux atteindre son Eden, lui tendre la main et sur cette mer d’huile

Nous fondre dans le néant .

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Quoiqu’il advienne, je l’attendrai ,

Pour oublier son absence, en lames embrassées , je naviguerai …

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A quelques encablures de la cabine de pilotage,

Je m’expose un peu plus avec mon âme

Ce paquebot vogue sur un lagon calme

Mon esprit vagabonde et j’oublie mon âge

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Le pont se vide des visiteurs, ils s’en vont

Comme tout s’en va, j’apprends à écrire autrement

Je fais circuler les sèves lyriques sur cet océan

Puis mes vers se fracassent et je fais un bond

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Au creux de la vague, je l’attendrai

Des heures, des jours et des nuits

S’il le faut au delà de  minuit

A la marée montante, je patienterai

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Je crierai son nom

Je l’appellerai Amour ou Tendresse

J’utilisera mon corps de déesse

Je fredonnerai ses chansons

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Ma voix ne sera que magique

Ce seront les nuages

Qui dessineront son visage

De cette houle pacifique …

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Mes yeux se brouillent du balcon

Ce n’est plus qu’un voile

Dans l’attente des étoiles

Et voilà qu’un éclair efface son prénom !

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Du haut de la passerelle

Des œillades à deux dauphins

Ils me font des câlins

C’est une pluie de diamants du ciel .

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Je continuerai

A peindre ses initiales

Que ma poésie soit patrimoniale !

Je l’attendrai …

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Quand on se retrouvera, le paille en queue nous balancera dans un cirrus vermeil :

Un mariage de nos cendres sur notre cirque* d’une beauté époustouflante,

Mes poèmes s’ouvriront en un rayon dans un arc-en-ciel  

Les montagnes seront de nouveau les témoins de notre union émouvante:

Le piton des neiges sanglotera avec le Bonnet de Prêtre: nous bénir en mémoriel

La cascade du Bras Rouge s’enrubannera de son voilage immaculé

Le grand bénard  avec les 3 salazes honoreront cette bénédiction solennelle

Ce sera un ultime cortège de notre amour dans mes livres sacralisés  .

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Comme le poète ne meurt jamais ! Pas des sanglots en écho !

Que des pleurs d’une guitare avec les notes d’un piano.

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LUCYE RAYE 28 octobre 2018

* Paille en queue emblème de La Réunion

* Montagnes  de CILAOS mon cirque de naissance  ( île de la Réunion )



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