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Je m’éloigne du tintamarre
Centon d’après Philippe Soupault

Ô dimanche silencieux serpent
Nous ne savons pas qu’il existe quelque part
La lumière
Et sur terre il y a ce soir un homme qui écrit
Ces histoires que l’on raconte
Plus loin est-ce toi qui mène les nuages
Comme les rois et comme les morts
À chaque arbre qui se penche vers toi tu dis
À la recherche de l’axe invisible du monde
Mille cris oiseaux
Près du mur où naît le vent
Et sur terre il y a ce soir un homme qui écrit
Les doigts couverts d’étoiles
S’étendent et font un bruit
Mais le silence tisse des soupirs
Mon cœur devient un océan
C’est l’oubli des miroirs
La nuit a des yeux sans prunelles
La terre tourne dans le silence
À minuit



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