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Je ne suis ni louve
Ni guerrière farouche
Je ne suis qu’un coeur vivant
Et une âme qui se fait une beauté
De ses beaux rêves
Mon âme est une rose de l’amour
Qui se parfume de l’odeur de sa terre,
Voyage, vagabonde dans mon home et ailleurs
Je suis ce cordon des uses
Et leur dictée par coeur apprise
Je suis de l’argile de ces femmes
Aux traits qui narrent
Les contes de « la vache des orphelins et de Hidwan »
De notre hiver légendaire
Il parait que les ordonnances disent
Que la place de la femme est dans sa chaumière
Élever ses enfants
Accepter son destin
Ne pas entamer de guerre
Mais à lire mes odes et rimes
Je constate avec une fierté et un grand honneur
Que mes aïeux sont nés démocrates
Depuis la nuit du temps et l’âge de pierre
M’ont autorisé à fréquenter l’école coranique
A faire des études, parler et écrire
Dans la langue de Voltaire
Qui dit le contraire?
J’ai couru étant enfant
Libre comme le vent
A travers les près et les champs
J’ai eue une enfance heueuse et paisible
J’ai été hirondelle et un beau papillon
Qui volaient libres, sans chaines
Sous un ciel ou l’amour était azuré, clément
Et je cueillais de ma petite main les roses de mes champs
Que j’offrais avec plaisir heureuse, à maman…
Le beau et l’amour ont grandis avec moi
Malgré mes rides et mes cheveux blancs
Je savoure le panorama extraordinaire
De ma terre qui m’enchante et m’envoûte à chaque instant…
Je ne suis pas louve et du tout une brebis
Je ne suis qu’une âme qui refleurie
A la vue des prairies et la verdoyance de mes champs .
Maissa Boutiche Alger, le 22/05/2017
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