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Je ne suis que le regard des autres

Suspendu entre ciel et terre

Je suis le livre aux feuilles vierges

Que la brise printanière fait danser

Je suis cet encrier vieux comme le temps

Qui écrit sur les branches nues

De mes ans entrelacés !!!

Je ne suis 

Que cette âme habillait de voyelles

Et syllabes du verbe « aimer à en mourir et à jamais » 

Qui se heurte au silence

En  longeant, timide les rives

Ses sentiments avides

Son pas timide et usé !!! 

Je suis ces pensées

Dans la paume de ma main

Mon cœur et mon âme

Qui suivent une destinée 

Sur mon chemin

Me brûlent vive, les déceptions

Mes peines et mes chagrins !!!

Je suis cette anonyme

Qui chemine sous les arcades de sa ville

En rasant le mur

Ecrivant ses proses et rimes

Sur les vieux murs !!!

Je suis ce cœur triste

Qui en veut au temps injuste

Qui court si vite

Éparpillant ses rêves sans clémence

Planant sur les hautes plaines

Les exilant au Nord et au Sud

Je suis cette féminité vêtue du vert du printemps

Et de roses qui éclosent le matin

Dans un présent qui m’enchaîne

Dans le regard une ville, un hameau

Et un passé !!!

Maissa Boutiche, Alger, Algérie



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