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JE N’IRAI PLUS…
Rivage solitaire où s’étendent à perte de vue les dunes .Les filaos de bois de fer me protègent de la lumière ! Flux et reflux de cette eau turquoise , mes vers de liberté voguent au gré de la timide houle à la marée basse !
S’offre à mon regard un tableau d’artiste ! Ô mon ciel ! Un crépuscule austral , les nuages se donnent la main . De réels arcs -en -ciel dans le firmament ,des couleurs vives courent de l’horizon s’attachent aux monts avec le soleil : une boule rouge de mon volcan . Un panorama indescriptible ! C’est devenu hallucinant et aveuglant pour mes yeux qui s’y promènent !
Mais mon coeur : un gris sombre du lagon à peine visible! L’astre se déshabille de ses rayons , il s’enfonce dans le grand bleu pour recouvrir la poétesse éplorée depuis maintenant des années!
Sur mon immense espace ensablée , j’écris ….
Je n’irai plus au bois car mes orchidées ont été coupées le jour des funérailles ; je l’ai perdu un matin brumeux où la neige dans ce pays lointain avait refusé de tomber en flocons pour blanchir nos coeurs !
Je ne verrai plus nos chênes verdoyants dans mon cirque aux montagnes majestueuses ,elles me lancent trop souvent des clins d’oeil nostalgiques .
Je ne reviendrai plus jamais sur cette plage romantique ; corps repus d’amour ,on s’endormait sur le sable mouillé jusqu’au petit matin ! C’est là que je suis devenue femme .
Je ne pavanerai plus dans les boutiques achalandées de robes magnifiques car je n’en ai plus envie , il n’est plus là pour me dire que je suis belle !
Je ne me baladerai plus autour de mon île ; les pailles en queue se sont envolés,mes sens ont disparu ,mon regard aveuglé par le couchant : jamais je ne les reverrai nos oiseaux blancs…
Et je ne sais plus marcher ,je suis sans joie sans lui avec moi !
Depuis tout ce temps …Je n’ai plus de pleurs .Je chante avec mes arbres d’acier car ils calment mes cris les plus sauvages….Leurs aiguilles sont si sages .L’alizé capture mes murmures,ils sifflent en écho sur mon océan ; ils touchent toutes les âmes.
Ma poésie est là à attendre . . . Que je rime ! Elle n’est pas amère.
Allongée sous ses « sapins créoles »…Mes paupières se ferment .
La marée est haute . Et les vagues avancent infernales : des ruisseaux de mousse avalent les lettres ,les phrases … Elles sont dans ma tête pour les immortaliser sur une page illustrée !
Mais j’ai crié …Hurlé que je ne viendrai plus jamais !
Je n’irai plus !
Dorénavant , je ne ferai que rêver ….De celui que je ne peux oublier !

LUCYE RAYE 26 JUIN 2017 (photos internet Coucher de soleil Plage de l’Etang-Salé 974 REUNION )



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