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Lorsque je goûte les guignes
Au bord du sentier près des vignes,
Les pierres craquent sous mes semelles,
Le chemin se pavane sous de sauvageonnes treilles,
Tout habillé de vermeil, le paysage illumine les coteaux.
En extase, le soleil réchauffe les bouleaux,
Soulève les odeurs des résineux, du chèvrefeuille,
Embaume l’arbre à l’épais ramage qui s’effeuille.
Sous les rameaux, un écureuil curieux et agile, surgit,
Les taons des bois, les abeilles s’animent, le vent s’affaiblit.
Le long du ruisseau, les bambous ont fière allure,
Dame nature, s’exhibe, se pare en un océan de verdure.
Campagne adorée, dans les champs de blé,
Je déambule en toute insouciance, je suis comblée.
Tout léger, le papillon butine
Aérien, délivré de sa chrysalide angevine.
Dès ce soir, la tête en fleurs, je cocherai tous mes rêves en vers
Afin de vous conter l’ébauche d’une poésie coloriée en vert.

Copyright 2016
Martine Bès 07/10/2016



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