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Je me promène tout au long
De ce trottoir quai aux feuilles
Mortes asséchées au soleil
Folle est cette triste saison

Je m ‘en irai au pas lents au loin
Fuir la pluie les vents et chagrin
Arroser de ma semence féconde
Espoir vain aux rires de Joconde

Je mènerai moqueur ce combat
Contre l ‘ennui blanc et scélérat
Destin pour faire pâlir vos joues
Tels ces soutiens d’arbres acajou

Votre rire madame est manteau
De mes vices secret désir latent
Qui brûle en moi :cierge de Pâque
Et qui s ‘éteint sur un bric à brac

Avides sensations de détresse
Le temps d ‘un flirt d ‘une caresse
S ’emparant de mon corps meurtri
Automne jaunis de ma funeste vie

Je renaîtrais une nuit ou un jour
Pour ne plus jamais nous quitter
En étreintes fatales sous ce noyer
Où tu m as juré tendresse et amour

Nous voilà enfin te voilà tout émoi
Tremblantes feuilles d ‘automne
Orpheline dans mes maigres bras
Tu me danses et tu me fredonnes

Chants mélancoliques du guerrier
Qui te brisent la voix comme Roland
Vaincu sur le champ de trahison
Mon corps est à toi et tout entier

Divine beauté au royaume de Nibys
Ta bouche est douceur fleur de lys
Ton haleine pur oxygène de ma vie
Éveillant en moi une folle envie

Déluges de caresses et de baisers
S’abat sur la nature qui s’émerveille
Épis mûri dans sa toge vermeille
Ou en fleurs blanches de fraisiers

Maudite est cette saison en enfer
Périt sous le joug du temps et fers
Comme mon amour adolescent
Vacillant tantôt entre folie et raison .

A. A. Au lit 8.10.2016



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