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Toi qui ne vois, mon âme obscure,
Qu’un songe secret et chancelant,
Je t’avouerai d’une voix sûre,
Qu’à l’aube des jours s’en allant,


Aux flammes arides de l’azur,
Gémit un mensonge envoûtant,
On croirait voir une peinture,
Figer le fiel du firmament,


Aux failles de ton cœur pur,
Pleuvent les foudres du tourment,
Les laves fusent sur les murs,
Dans un éternel mouvement,


Les larmes coulent comme une injure,
Des joues de ton rêve d’enfant,
Fuyant le front de tes blessures,
D’un pas léger et vacillant,


Arraché à cette imposture,
Perdu dans les limbes du temps,
Priant à l’ombre qui te torture…
Tu serres tes lèvres en dormant.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



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