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Au large bleu avec élégance.
Je t’ai vu surgir de l’océan
Joyeuse, dans ton silence…
Je te vois nager avec élan…

Je te vois avec ce prince bambin.
Comme pour allaiter milles marins assoiffés
Je scrute tes gorges et tes seins
Sur ce sédiments étendue et toute décoiffée.

Je te vois à travers ma providence….
D’ où je voudrai te papoter te sentir
Caresser au schisme de tes sens.
Au moment où je peux te séduire.

Je te vois émerger des flots de mon asile….
Et je voudrai bien te causer, te sentir
Comment as-tu pu éblouir ego le débile
A vouloir t’aimer tant, sans te mentir.

Sensuelle ton corps et tes yeux d’azur
Ils vouent mon cœur d’amour dont j’ai rêvassé
Je suis là ébahi, je ne peux faire usure
Des mots moins plaisants qui puissent l’agacé.

Je suis le semeur de l’amour
L’homme rêveur en quête de la beauté
Et des romances de troubadour.
Je reste cet homme-là jusqu’à l’éternité.

A vagabonder tout azimut et à postuler
Ce sentiment chimère qui sacre
Infatigablement mon esprit démantelé
Je te vois dans ce zeste en nacre.

Apparaître de l’océan de cet été
Une fée émotive d’amour de mon patois
Sans être manipulée ou endettée
Où décriée par de charlatans discourtois.

Tu es l’amie et la campagne que j’ai aimée
Tu seras Shéhérazade qui délogera ma léthargie
Dans nos soirées, par un feu de camp, animé
Tu seras ma grande et la splendeur de Bougie. (1)

Tu seras ma princesse l’élue des Hammadides(2)
Sur ce divan de la renaissance en couleur pourpre
Lequel épouse tes habits à la décence candide
Et ce médaillon uni sur ta gorge en or pur et propre

Quelle ravissante femme d’une beauté édifiante
Le style que j’aime que je soutiens dans mes hymnes
Tu es certes célèbre parmi les femmes ravissantes
Hélas ! Tu n’es pas mienne ô femme à la taille fine.

Je suis l’homme simple l’extravagant de l’amour
Le semeur de la paix perpétuelle et de l’équité.
À ce rêve éternel qui dure en quête de fraternité,
Que ceux qui m’écoutent me rachètent sans détour

Je suis celui qui réagit de joie factice
Sans la consentir je récidive à me la faire croire
Quand je rejoins mon désert avouer mes déboires
À la rose des sables acculée de silices.

Inerte rarement cueillie de mains grossières
Au cœur des ergs éthéré de l’Aïr
Je ne la tâterai pas, je l’admire
Car elle est promise à ce néant de poussière

Tu es là, à attendre le vent, le soleil et la nuit
Pour que ta tournure se sépare et se parade
A l’air libre du désert qui hésite à qui t’érode
Ou l’humidité t’emploie des oxydes sans bruit

Tu es l’une à qui je n’ai pas causé, je veux te sentir
Car j’encense ta contenance qui sous-tend des allures
Et que je ne peux m’emparer ni effleurer tes armures
À la limite qui me sépare et qui me freine à te cueillir

À raconter mon inspiration à toute personne érudite
Qui se présente à moi sans rendez-vous et qu’elle
M’offense sans autan lui rendre de mots rebelles
Car l’amour de l’humain est ma vertu, et je l’exécute

Depuis que ma destinée s’est offerte à de jours vils.
Ô mon Dieu grâce de l’injuste des gens vide de droiture
Et que vous me gardez de réfuter contre leurs aventures.
Ô rose des sables, tu es là ! Silencieuse et immobile.

À endurer les jours comme moi avec toute leur frayeur
En tenant compte de ma foi et de ma raisonnabilité
Je suis là ! Ému à scruter cet espace et sa continuité
Et dire qu’il est grand quand le grand reste le seigneur.

Qui nous aide à outrepasser tous les outrages
Car enfin de compte l’être humain est un pécheur,
Il ne pourra se défaire de ses instincts d’horreur
De son déséquilibre qui le traîne sans avantage.

Je ne suis pas nostalgique pour le temps que j’ai vécu
D’ailleurs par quoi le serai-je puisqu’il est réel, il s’abrite.
À ce jardin secret dont je veux défendre et je m’y invite
Par un souffle en l’exhortant à vivre le temps perdu.

Alger le 09 Aout 2016
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(1)Bougie : Ville d’Algérie
(2)Hammadides : Royaume des Hammadides au sud algérien
Dans la wilaya de M’Sila, commune de Maâdid, son fondateur Hammad ibn Bologhine est le fondateur de la dynastie Hammadide, qui règne entre 1014 et 1152 sur le Maghreb central (Algérie).



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