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Du fin fond de ma douce tristesse,
Ayant occulté toute forme d’allégresse,
Je t’adresse,
Sans savoir si tu auras la finesse
De comprendre, enfin, que ma faiblesse
Ne sera jamais une sorte de paresse.
Ainsi, je m’incline et me confesse,
Espérant que tu auras la noblesse
De comprendre que mon silence
Pour toi, ne sera jamais une offense.
Ayant toujours brillé par une sorte de présence,
Où les cœurs et les âmes se rencontrent en silence,
Alors, je t’adresse,
Quand toute parole ne serait qu’un verbiage,
Devant tant de paix sans besoin de langage,
Ces mots silencieux doux comme le ramage
De tant d’oiseaux chanteurs au beau plumage,
Qui adoucissent l’esprit et font qu’il se soulage,
Avec simplicité et autant de finesse,
Caressante là où la parole blesse.
Ayant tant parlé, je trouve que la parole
Devenue offense qui, jamais, ne console,
Enfin, je t’adresse,
Quand les fleurs dégagent cette senteur de printemps,
Quand le cœur s’angoisse et ne trouve plus le temps,
De penser à sourire, faisant face aux tourments,
De penser à rire, niant les sentiments,
Brûlant d’amertume et de ressentiment.
C’est là que le cœur se confesse
S’insurge et s’ose à la hardiesse.
M’étant souvent tu, oubliant de penser,
Plongeant en moi-même, les neurones défoncés,
C’est ainsi que je t’adresse,
Cette missive simple au nom de l’amitié,
Faisant fi des plaintes qui appellent la pitié
Oubliant de gémir, le cœur asphyxié,
Les reins bien rigides, refusant de plier,
Subissant le tourment et devant expier
Des fautes et des erreurs qu’on refuse d’oublier,
N’ayant jamais acquis ce pouvoir de richesse
Qui fait, du nanti, un rebus de noblesse.

Alors, pour terminer, je t’adresse
Cette prière qui te sera une caresse,
Espérant ta promesse,
De ne point profiter de ma faiblesse.



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