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Je vois tes yeux si bleus

Si je ferme les yeux, je me rappelle des tiens
Chaque jour qui passe, je les revois si bleus
Comme une mer calme au large, chagrine le quotidien
Je ne saurais me contenter de ton absence, sacrebleu

Tu m’as dit un soir que tu m’aimais, des paroles si belles
Que ces mots sont encrés avec autorité dans mon cerveau
Mots dits d’une voix si douce qu’elle est une étreinte fidèle
Je ferme les yeux, je me souviens de ta belle bouche sans défaut

Tu es partie un jour d’été, sans peur et sans reproche
Me laissant un vide inerte, d’un soleil de plomb atroce
Qui me mine, de te voir inanimé de mon amour
Reviens de ces tortueuses avenues, a oublié le glamour

Je ferme encore une fois les yeux, pour rien oublier de toi
Aujourd’hui tu es parti en permissions, mon cœur est sans voix
Redécouvrir ce corps si merveilleux, si satiné
Toi ma muse, majestueuse jeune et fraîche, raffiné

Toujours à chercher le meilleur, ma violette
Tu as rejoint aujourd’hui le ruisseau d’une autre planète
Dont je ne sais si tu es heureuse, là-bas au loin, pour moi le néant
Je te chéris sans peine, l’allégresse a son défaut, j’attends le printemps

Vivre est mon état aujourd’hui, comme les arbres
Qui escaladent les calanques, je m’accroche pour ma sauvegarde
De ne rien oublier des nuits passées, des jours à humer ton odeur
De l’auberge ou nous sommes croisées pour notre bonheur

Poème original de Jean Olmini
Le 3 novembre 2016



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