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Titre : « « Je vous aime » »
Quand un enfant vous annonce :
« Je vous aime » simplement
Sachez que l’innocence
Agit … innocemment.
Trois pauvres petits mots
De la bouche d’un enfant
Vous vous sentirez bien sots
De ne l’avoir dit avant.

Je vous aime, c’est sûr, qui que vous soyez
Je suis sûr de ces mots que j’ai employés
Sachant que ce que vous êtes
Et ce que vous faites
Et je ne dois surtout pas oublier
En dépit de ce que vous croyez
Ne me regarde en rien
Même si vous avez tort
Vous saurez changer en bien
Ce qui vous rend si fort.

Ce qui vous rend si fort, vous pauvre orphelin
C’est d’avoir vécu des jours sans lendemain !
D’avoir dû pleurer, tout seul, dans votre coin
Sans personne aux côtés pour être aux petits soins !

Ce qui vous rend si fort, vous qui êtes trop riche
De vous sentir à l’aise en étant minuscule
Dans votre beau château qui ressemble à une niche
C’est votre insouciance qui vous rend ridicule !

Ce qui vous rend si fort, vous qui êtes misérable
Dégageant une odeur d’écurie ou d’étable
C’est votre assurance d’une vie agréable
Et votre tempérament qui vous rend sociable !

Ce qui vous rend si fort avec l’érudition
C’est de croire avoir tort quand vous avez raison
Vous vous sentez bien fort grâce à l’instruction
Et cela vous entraîne dans un monde de dérision !

Ce qui vous rend si fort, vous qui êtes bien sage
Sachant écouter et comprendre les nuances
C’est que vous raisonnez et jugez sans ombrage
Et mettez bien à nu les maths et les sciences !

Si l’enfant a bien su résumer en « trois mots »
Ce qu’il pense au fond de son cœur paisible
Vous, vous réussissez à en faire « trois maux »
Entre « je » et vous » « aimer » semble impossible !
Cheikh Saïd MECHERRI



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