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Le divin personnage est parti ce matin
Vers les terres sauvages des félins affamés,
Vers soleils couchants et hivers oubliés ;
Le malin s’est enfuit, mon bonheur à la main.

Je suis donc malheureux et attends son retour,
Le regard fixé sur les quelques images
Que je garde, en secret, bien gravées sur une page
Que je garde, en secret, avec soin et amour.

Malgré toute ma haine, je ne peux détester
Cet ami de longue date avec qui j’ai marché,
Avec qui j’ai vécu et brûlé ma jeunesse,

Sur les plaines perdues, les montagnes de caresses,
Qui chatouillent mes sens quand mon œil le voit ;
Qui chatouillent ma peau au doux son de sa voix.

Stephane Meuret
1999, Copyright



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