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Joli-Coeur

Joli cœur de là-haut vois tu couler mes pleurs
De ton nouveau séjour entends- tu mon appel
Notre séparation m’écarte du bonheur
Te remémores-tu nos accords pluriels
Tu étais ma mère et j’étais ta fille
Un tendre amour nous unissait depuis toujours
Je devins ta mère et tu fus ma fille
Ce fut là de toutes deux l’ultime parcours
Avec les années tu ne fus plus qu’une enfant
Sage délicate et tellement frêle
Je découvrais ta vitalité s’effondrant
Et te disais que tu étais toujours belle
Je ne tentais plus de t’étreindre contre moi
Une seule pression aurait brisé ce corps
Que le temps avait rendu faible et étroit
Et que vermisseaux depuis trois mois picorent
Je ne pus non plus sentir ton dernier soupir
Voulant la discrétion plutôt que l’effusion
Tu as choisi dans l’infini de t’assoupir
Pour atténuer le poids de ma contusion
Je suis seule désormais et trop loin de toi
Ton absence a chantourné mon hardiesse
Et si je te parle une fois de plus de moi
C’est pour que tu amoindrisses



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