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Elle ne connût que la souffrance,
Les cris, les pleurs, les châtiments
Elle n’aura pas eu cette chance
De connaître ce qu’est le bonheur.

Pauvre petite fille insouciante
Tu ne vécus que pénitences,
Les coups, les larmes, la cruauté,
De la famille où tu es née.

Toi si jolie, toi innocente,
Tu n’as rien fait pour mériter
Tant de haine et tant de galères
Toi l’enfant douce que tu étais.

Ils ont frappé, ils ont cogné
Sur cette petite fille aux pieds nus,
Qui silencieusement est morte
Agonisante et mal vêtue.

Son corps si frêle s’est endormi
Sans rien comprendre et sans un cri,
Elle est partie pour l’au-delà
La petite fille, les pieds froids.

Elle s’appelait Joséphine,
Un ange à la voix cristalline
Elle n’a rien fait, n’a rien compris
Elle s’est envolée sans un bruit.

Ils ont fait d’elle une martyre
Et à ce jour, savent pas quoi dire
Elle naquit au mauvais endroit,
Mais il est vrai qu’on ne choisit pas.

Elle qui n’avait que cinq ans,
Elle ne connut que le tourment
Elle s’appelait Joséphine,
Elle dort enfin, l’âme paisible.

extrait de mon recueil « Sentimentale » editions Edilivre
tous droits réservés©Marie-Hélène COPPA

– Hommage aux enfants dans la souffrance –



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