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Ebloui par le Gris au milieu de la Terre,
Tu finis par en rire de tes joies incertaines,
Tes larmes te trahissent comme l’émoi et les peines,
Etourdi, elles emplissent tes rides de misère…

Je les sens étincelantes comme au premier jour,
Sur mes joues elles coulent, je te serre dans mes bras.
Jeune, elles nous évitent et accélèrent le pas,
Mûr, elles nous chantent communion et amour.

Voilà pourquoi l’on doit lorsqu’elles percent l’armure,
Laisser son cœur ouvert et libre à l’univers,
Laver toutes nos humeurs et nos jouissifs travers,

Pour une fois dans sa vie se bercer de murmures.
Sachez un bref instant redevenir l’enfant,
Regarder votre histoire comme ces contes qu’il entend…

Stephane Meuret
1998, Copyright



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