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L’Homme poursuit sans cesse une beauté voilée,
Il se met à genoux implorant le sort.
Épuisé il s’étend et de sa main brûlée
Arrachant le beau voile, il découvre la mort.

L’Homme fait des projets dans sa course éperdue,
Se croyant invulnérable, des châteaux il construit,
Grand naïf, ne pense pas à la mort, elle lui est inconnue
Bien seul et nu, elle le surprend pourtant dans son lit.

Il écrasait chaque être, à sa guise modelant la terre,
Entre ses mains la fortune, croyant tout posséder.
Il vivait pour le monde, il meurt en solitaire,
Et son corps alourdi, au trépas va céder.

Un mortel invaincu, tel un athlète invincible,
D’une cuirasse vêtu avec un bras de fer
Il semblait aux humains , hercule irascible
Quand le fer devint soudain une proie pour le ver.

Le gigantesque chêne aussi, à l’armure puissante
Qui provoqua le ciel gisait déraciné.
L’arbrisseau si tendre , à la branche pendante
A fait mon cœur pleurer, après l’avoir attristé.

La solitude a ses bienfaits , j’aime la brillante étoile
Et le jour le soleil m’accompagne que de trésors sûrs !
Et chaque soir pour moi vient la muse sans voile
M’offrir sa tendresse, ses amours si purs.

La vie est limitée et vaste est son espace ,
Aux jolis bras tendus, le corps doit se donner .
Il reçoit ses plaisirs le doux sein qui l’enlace
Jusqu’au dernier soupir, le cœur doit frissonner .
.
Par Belhamissi Sadek
_l’illustration / un joli ciel étoilé se déployant sur la réserve d’Alqueva
dans l’Alentejo Portugal juillet 2015 .



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