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Quatre coquelicots pour ton jardin de nonne,
des pétales de sang sacrant des cœurs de jais
pour peindre la ferveur qu’en sonnets j’imageais,
rouge comme l’amour, noir de peur qui frisonne.

Les couleurs du chaos dont la musique sonne
aux accords acharnés que jeune je songeais,
éclatent en relief et jaillissent en jets
du talent de l’artiste et de l’art qu’il façonne.

Dans ta langue leurs noms sont des roses qui claquent
tels mes cadeaux pour toi, ces gifles qui s’attaquent
à ta peur, ta pudeur et ton humilité.

Je demande pardon pour mon ultime offrande,
à distance et timide après ta réprimande,
en déposant mes fleurs devant ta charité.



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