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L’âne gris
Le petit âne gris avançait sur les chemins mauvais
Son pauvre dos charge des bois du fagotier
Sur ses pitoyables sabots il cheminait
Attendant de la nuit le repos mérité
Ils sont nombreux ceux que le malheur escorte
N’ayant nul endroit où marteler des portes
Pour demander un lit du pain un peu de feu
Et n’osant plus jamais apparaître heureux
Ceux là Cher Monsieur vous dites les estimer
Mais que faites vous pour partager et donner
Vous n’avez qu’une envie vous enfermer chez vous
Avec votre dulcinée loin de tous les fous
Des faibles des pauvres des laids des minables
Vous qui clamez tant leur offrir votre table
Vous tairez vous enfin, profane de la de la faim
Et gardez pour vous les mensonges souterrains
Laissez ces pauvres gens rêver de charité
Couchés comme l’âne sous le ciel étoilé



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