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La AUBE !

Si la aube des Sols pleurent de notre amertume
Oh, ce n’est pas que nous en ferions coutume
Le temps ne nous appartient pas, ni la brume

Ils partent ensembles vers le pays des nimbes
Tout en nous invitant à contourner les limbes
Ta voix s’éraille, tu sembles perdre le timbre

Là haut sur la colline, sous le vieux Saule !
Nous nous étions souvent tenus par l’épaule
Maintenant, ses ramures sont à même le sol

Puissant toute sa source en ce ru délaissé
Depuis que l’automne a voulu s’en mêlé
Ils sont bien loin les beaux jours de l’été

Pourtant je ne peux me résigner, je m’envole
Je sens encore sur moi les embruns de l’Atoll
Gagnant mon corps fiévreux, nu sous la tôle !

J’ai l’impression de te ressentir à nouveau
Tes mains tremblantes, caressant ma peau
C’est si flou, mes larmes vont en ruisseaux

Que de souvenirs heureux, des jours doux 
Main dans la main sur les abords du Doubs
Tandis que le Temps se hissait dans les houx !

L’hiver l’a déjà rattrapé, l’habille d’une aube
Blanche immaculée. Lui, fuit et se dérobe !
Courant sur les sols craquelés, en improbe

Thierry Titiyab Malet (le 27 octobre 2016)



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