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Tu es belle, ô mortels ! Comme une pierre,
Au dedans ou chacun s’est meurtri tour à tour,
Tu es faite pour inspirer à tous poètes l’amour
Éternelle et silencieuse ainsi que la matière.

Je trône dans l’azur tel qu’un sphinx incompris ;
J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je méprises le mouvement qui déplace les lignes,
Et nullement je ne pleure et jamais je ne ris.

Elle est là réelle sur tes gorges ou valse ton cœur fragile
Je l’admire cette beauté avec une habileté magnanime
C’est à elle que s’envoient mes aveux des plus intimes
À ses élytres, avec l’esprit écarquillé et mon âme débile

J’imagine ce soir quand son intimité s’ouvre au sommeil
Je viendrai effleurer son corps de l’orteil à son cuir chevelu.
À ce clair de la lune qui éclaire son lit par un éclat chenu
Toute lasse à son chevet, le suif coule de sa peau vermeille

Je l’admire dans cet éclat auquel je me confesse
Sans essuyer mon larmoies de joie
Je la scrute en exhalant plusieurs fois
La chaleur que dégage l’âme que je te caresse.

Par cette opportunité où se déloge tous mes ennuis
Je suis seul près des vagues, dans cette nuit étoilées.
Pas un nuage aux cieux que la lune peut dévoiler,
Au large peu de voiliers pécheurs veillent toute la nuit.

Mes yeux plongeaient plus loin que l’horizon du monde réel.
Et les bois qui harnachent le mont où toute la nature murmure,
Elle semble interroger la mer dans un chuchotement clair et pur
L’affluence de la mer et ses flots semble réfuter à cette belle

Extase où l’on se retrouve, moi et ma chère alliée près des eaux.
Où la houle dans son bruit calme anime cette nuit doucereuse
M’apprêtant dans une mise au rendez-vous de la fée silencieuse
Invisible je me saoul à l’imaginer surgir de la lancée de ces flots

Mon cœur bat sereinement et mes yeux qui ne se ferment
À attendre l’arrivée de cet ange habillé du blanc des écumes
Je suis là à inventer ce rêve et ce sourire que je consume
Promise, loin de toutes les errances dans cette nuit blême

Tu étais là à mes coté l’automne de l’an passé et moi avide
À cette plage où nous nous rencontrâmes dans une aurore
Désespérément tu marchais, en observant de nuages fluors
A ce repère où siège ce rocher régnant dans un grand vide

Hochant nos têtes, illico quand nos regards se croisent
Harassés tous les deux, des gens que nous saluâmes
Devant l’oscillation des vagues, nous nous bavardâmes
Nous nous respectâmes en nous accordons une pose

À nos esprits pleins de confères inévitables à ce destin
Je suis l’artiste qui céda sur ses tréteaux et qui n’ose
T’exprimer son chagrin durant toute une vie morose
Une joie gâchée sue à mon visage avec un cœur plaint…

Je dirai mystifié, mais il demeure à l’attente d’un espoir.
Tout en gardant les valeurs d’un homme sage
Que je représente assidûment à tout présage
Car ce soir, je suis là ! Seul à t’aimer fort, je veux te voir.

Par@ ECHCHIKH ADDA



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