Partagez

Pendant longtemps, pendant des lustres,
J’étais le mâle incontesté,
Femme faisait ce que je disais,
Il ne me restait plus qu’à bomber le buste.

Qu’il était bon le temps où j’étais le maitre,
Guerroyant ou baisant pour mon simple plaisir,
Femme était là pour combler mes désirs,
Pour être adulé je n’avais qu’à paraître.

Sur mon trône d’orgueil, mes vanités posées,
Tout mon petit monde venait les contempler,
Du plus petit au plus grand chacun enviait,
La chance et le luxe qu’à mes pieds j’étalais.

Pourtant un jour mon ciel s’est assombri,
Femme a osé décider à ma place,
Et moi j’avoue que je n’ai pas compris,
Cet acte accompli avec autant d’audace.

Moi ! le maitre des lieux pourtant si bon parfois,
Qui offrait bien souvent robes et bijoux,
A celle qui par chance partageait ma couche,
Comment osait-elle élever la voix ?

J’eus beau faire, j’eus beau dire,
Femme n’a plus cessé depuis ce moment là,
D’avoir des exigences, d’avoir des envies,
Qui jusque ici n’étaient là que pour moi.

Des années ont passé, j’ai perdu tous mes biens,
Je ne décide plus rien, je me sens tel un chien
Qui suit son maitre en remuant la queue,
Devant faire uniquement ce que femme veut.

Alors femmes de peu de cœur !
Ne me demandez pas d’être à la hauteur,
De vous ouvrir la porte, d’être valet de cœur,
Ca c’est pour le passé et n’a plus de valeur.

Et si un jour il vous prenait l’envie,
De redonner à l’homme le rôle qui lui revient,
Il vous faudrait d’abord femmes impies,
Nous rendre l’honneur que vous nous avez pris.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 5 votes