Partagez

De nouveau tu reviens te reprocher ton injonction, (52)
De m’avoir éloigné pour que je ne t’aperçoive plus,
En restant contraint dans mon large en plein reflux
À la mise de mes crédos (53) où fut née ma passion.

Désobéissante à l’image de mon âge avancé
À m’égaler à la fraîcheur d’un moment juvénile
Avec le vœu d’être un jour le Pharaon de ton Nil
Qui pourra jouir et déguster de ses crustacés.

Mon pavé se retentit par le bruit de tes pas,
Tu arrives éveillée et pleine d’enthousiasme,
M’annoncer la trêve et la fin d’un fantasme,
Que j’ai porté en cachette jusqu’à son trépas.

Sans parler aux autres du secret que je cache
En dérobant mon chemin de sa lourde peine
Et consentant cette destinée vécut en foraine
Une expérience tzigane où la vie ne se fâche.

Voici l’amitié qui hier était vulnérable
Elle revient puissante plus que d’antan
Et demain, elle le sera plus qu’à cet instant
Saurai-je la conserver de façon durable.

Le feras-tu toi qui t’attaches à mon sourire ?
Qui s’avise à chaque fois à mon visage,
Celui d’un amour exclusif sans ambages,
Pour t’épargner des calamités et te chérir,

Au-dedans le décor se fixe à la haie de ton jardin.
Cette enclosure qui borde aujourd’hui’ hui ma joie
Où tu seras la reine de ma gloire et moi le roi.
À mes pénates tu demeureras à chaque matin.

Distincte à mon goût, et au souffle avancé
Aux primeurs affables d’une affection sereine,
À tes pas assurés, dans une fortune certaine,
À cet orage inaudible, où, je peux te cuirasser.

Celui qui a ruiné mon jardin de mon Andalousie
Où se forme l’affluent de l’amour immuable,
Où se purifient tous sacrilèges inexcusables,
Où se délie le mauvais œil un fardier de jalousie.

Naissante, douce tu seras le phénix angélique,
Qui viendra se sustenter dans mon jardin l’été,
Quand nos soirées se gardent pour l’éternité,
Pour s’offrir à l’hiver nos appétits faméliques.

Je serai finalement ton Nil
Qui déborde sur ta barrière
Je porte le vent sur ta ville
Qui soufflera sur ta galère

Je te ferai pressentir la fragrance de l’été
Pour te réchauffer de l’hiver et te ranimer
Je le porte quand tu es terne ô ma bien aimé
Quand le sommeil viendra par nous adopter

Je serai ton Nil qui anesthésie ta soif
Viens étendre ton corps aux pieds de ses flots
Quand le vent forme les vagues sur ses eaux
Quand la nuit à son tour nous coiffe.

Alger le 15 Avril 2001
Augmenté le 20 mai 2017
Echchikh Adda
_____________________________________________________
(52) injonctions : mise en demeure
(53) Credo عقيدة croyance



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 10 votes