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Quand
ta mémoire se perd surannée.
ton savoir lourd encore digéré,
le doute devient ton seul dogme
les mots raisonnent, et plus ne résonnent,

Quand
peintre, vois les couleurs, qu’ils ne perçoivent,
lecteur, lis entre les lignes sournoises,
mélomane écoutes les sons du silence,
savant, fin gourmet de connaissances,

Quand
de l’apparence trompeuse décèles le vrai.
de La substantifique moelle extraies,
des futilités distilles l’essentiel,
des convenances défais, subtil, le fiel.

Quand
curieux, ta soif d’apprendre ne s’étanche,
rieur, ton toi enfant, encore t’enchante,
tes convictions rouillent à l’humidité de la réalité ,
tes certitudes fondent à la lumière de ta curiosité,

Quand
tu combats l’idiotie comme l’ignorance,
pour seules armes, sagacité, humilité,
érudit, tes propos tu gardes la simplicité,
vulgarisation, tu évoques les sciences,

Quand
heureux, conserves les yeux de ton enfance,
insatisfait, questionnes en toutes circonstances,
tes croyances acquises par les incertitudes heurtées,
ta Foi s’éveille, et grandit en toute perplexité.

Alors ami, ce jour là , tu seras cultivé
Moi pauvre erre, je retourne à mes écheveaux
Tisser ma toile, ne point faire le beau.
La culture est ce qui reste quand on a tout oublié.

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