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LA DAME DE CŒUR

À ma Tante

Tu parfumes le pays que toute la pluie inonde,
Toi la sœur de mon père, Toi qui souvent devines
Avec l’instinct d’une mère et l’azur de ce monde,
Les besoins de tendresses et les plaies enfantines.

Comme la rose des vents, tu es un peu la mère,
Qui par-delà les mers et les sphères étoilées,
Vient me tenir la main dans les gouffres amers
Tel un rai de lumière venu me diriger.

Tu m’offres chaque jour dans un ballet de fleurs,
Ton amour diamanté et ses pinceaux d’argent
Pour colorier le ciel quand sa triste pâleur
Efface le soleil et assombrit le temps.

Je n’ai pas oublié ton esprit de famille,
Ton épaule pour refuge et tes bras comme foyer,
La douceur de l’alcôve généreuse et tranquille,
Où je venais parfois me blottir, me poser.

Dans ton humble royaume, je brûle de retrouver
Dans un écrin doré aux douces lueurs nacrées,
Le délicieux trésor de ta simplicité,
Et ta précieuse chaleur qui vient me réchauffer.

Mais le serpent perfide, ténébreux et cruel,
Qui infuse sans cesse son funeste venin
Dans ton corps, ton esprit ô combien maternel,
Fait ainsi de ton lit ton éternel destin.

Mais tu brandis le glaive de la témérité,
Comme un bouquet de roses aux épines de fer,
Tu bois à la fontaine de la ténacité,
La sève magnanime, ardente et volontaire.

Et même si ta chair, tes veines et ton cœur saignent,
Tu soulèves le sceptre contre l’adversité,
Et ton âme opiniâtre à jamais nous enseigne,
Tes célestes valeurs pour la prospérité.



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