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Mon fils ! On t’a menti. Ce mensonge est énorme !
La femme, quelle qu’elle soit, n’est pas l’égale de l’homme !
Le code de la famille, en code indigène,
L’a bien différenciée, y compris dans les gènes !
Faisant d’elle une faible, éternelle mineure,
La privant du moyen de devenir majeure !
Et pourtant ! Peut-on vivre sans nos mères et nos sœurs ?
Peut-on se priver de la féminine douceur
De ces âmes si simples dotées d’un grand cœur
Dont les bras nous soutiennent avec simplicité
Et notre monde odieux devient « Félicité »
Noblesse, douceur et abnégation, trois qualités
Qui sont propres à la femme, pilier de nos foyers.
Quand donc se rendront compte ces grands décideurs
Qui, pour dénigrer, foncent, étendard déployé,
Que la femme, leur épouse, leur mère ou leur sœur
Ont droit au respect, à leur propre mérite
Que leur prépondérance au sein du genre humain
Nécessite qu’on revoie, l’esprit plus serein,
Et que l’on ose amender ce jugement tacite,
Qui fait de la femme un être inférieur
Quand sa prépondérance la déclare supérieure !
La femme est décriée. C’est une femme d’intérieur !
L’homme s’honore « Patron » gérant l’extérieur !
Comme si la valeur se limitait à l’espace
L’homme fait de son mieux et la femme s’efface !
Quel homme a su s’honorer d’une gestion
A laquelle la femme n’est point la pièce maîtresse ?
Quand l’homme et sa sagesse subissent la pression
N’est-ce pas la femme à laquelle il s’adresse ?
N’est-elle pas la conseillère, l’ouvrière, l’égérie
Sa présence n’est-elle pas un baume qui guérit ?
Ainsi, donc, mon fils ! Tu dois enfin savoir
Que l’homme se croit doté d’un grand pouvoir,
Oubliant que ses connaissances, son savoir
N’existent que si la femme en a fait son devoir.
C’est elle qui l’a porté, neuf mois avant de naître !
C’est elle qui a veillé à le voir apparaître
C’est bien elle aussi qui veille à son bien-être !
C’est toujours elle qui fait, de lui, son maître !
Un hommage à la femme est certainement dû
Et, bien sûr, cet hommage devra être rendu !
Si l’homme lui doit la vie et lui doit d’être au monde,
Qu’il fasse que les lois ne lui soient plus immondes !
Par devoir, par amour et en remerciement
Pour sa patience, son abnégation et son dévouement.
Cheikh Saïd MECHERRI



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