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Sur les sables d’or de ce désert,
Je rampe lentement, je suis vipère,
Prends garde à toi, je pestifére,
Besoin de mordre, me satisfaire.

Sur les sables d’or de ce désert,
Je guette, moi, le scorpion solitaire,
Prends garde à toi, je pique la chair,
Venin mortel, c’est mon affaire.

Sur les sables d’or de ce désert,
Je traine, moi, l’araignée à terre,
Ma toile impossible à faire,
J’attends ma folie meurtrière.

Sur les sables d’or de ce désert,
J’ai soif, moi le moustique peu fier,
Prends garde à mon arme guerrière,
Ton sang, j’aspire il me désaltère.

Sur les sables d’or de ce désert,
Je suis une femme une sorcière,
Qui sous la peau d’une Lucifer,
Garde ses douces pensées amères.

Sur les sables d’or de ce désert,
Je suis celle qui, par ces affreux vers,
Se protège de tout le mal de la terre,
De ceux qui la priveraient d’air.

Sur les sables d’or de ce désert,
Je suis la femme, la femme vipère,
Craignez-moi, je suis trop amère,
Craignez-moi, je suis meurtrière.

Détestez-moi, fuyez cette galère,
Je crache mon venin, j’exaspère,
Scorpion, moustique, vipère,
Araignée, je ne suis pas une affaire.

Je rime, je trime, ma folie passagère,
Je ne serai jamais hospitalière,
Partez, courez, fuyez ma colère,
Je suis la femme solitaire du désert.

LA FEMME DÉSERT © Copyright 2016 Sylvie Badi

Poésie d’humour écrite en 2013 et laissée en brouillon au fond d’un tiroir. Elle évoque la protection contre les agressions. Le désert est cette bulle de solitude où l’on se protège avec d’horribles masques pour faire fuir les agresseurs.



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