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A l’automne de sa vie, la femme fleur
S’étiole et se voit condamner à accepter le temps,

Quelques cheveux argentés tombent déjà sur sa robe
Et l’éclat de ses yeux perd de son arrogance,

Ses articulations lui rappellent son âge,
Quand elle promène son corps dans ce petit village,

Elle y croise tous ces gens et ces jeunes enfants
Qui l’appellent « Madame » mais où sont ses vingt ans !

Elle se met à courir, non pas après le temps,
Mais courir simplement comme l’on fait à vingt ans

Mais le dos lui fait mal, et douleurs aux genoux
Il faut qu’elle s’habitue, pas facile cependant,

Elle se sent combative, l’esprit est bien vivant,
A l’intérieur la fougue la reprend,

Elle se souvient de tout, de ses premières années,
Sa première communion, et ses premiers baisers,

Elle pense aussi à lui son compagnon de route,
Et puis à ses enfants qu’elle aime sans aucun doute,

Il faut quelle soit coquette pour tout ce petit monde,

A l’automne de sa vie, la femme fleur est douce,
Elle a appris la vie et connaît tant de choses,

Je n’ai pas dit l’Hiver je parle seulement d’Automne
Laissons donc à la femme fleur savourer ses arômes.

tous droits réservés©Marie-Hélène Coppa
extrait du recueil publié Editions édilivre « Résilience »



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