Partagez

A Toi, la femme frêle qui bâtis en mon cœur,
Un souvenir heureux sur une herbe verdoyante,
Au baiser langoureux de ta flamme ondoyante,
A Toi, qui fis la paix au royaume de mes peurs.


Quiconque aura vécu cette insensée douceur,
Aux heures dévêtues des avances vacillantes,
Verra fleurir aux cieux une étoile scintillante,
Apaisant le propos de sa vive douleur. 


A l’infâme regret qui m’inonde de pleurs,
Renversant en mon âme une fronde incroyante,
Le versant de ce drame cache une tombe indolente,
Blessant mon sentiment de sa noire torpeur. 


En ce songe mendiant où mon espoir se meurt,
Aux vestiges oubliés des victoires insolentes,
Un vertige figé suit ta trace fuyante,
Volant au front du temps ses airs de fossoyeur.


Alors, afflue le voeu de mon sang ravisseur,
Saisissant les sourires des sirènes assaillantes,
Refusant de périr sur ces terres de tourmente,
Quiconque voudra vivre verra cette vigueur…


A Toi, la femme frêle qui bâtis en mon cœur,
Un souvenir heureux sur une herbe verdoyante,
Au baiser langoureux de ta flamme ondoyante,
A Toi, qui fis la paix au royaume de mes peurs.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 12 votes