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La femme oubliée ( duo )

Elle est là
assise sur son banc,
elle regarde tous ces gens
qui marchent indifférents,
sans la voir, ne pas regarder,
la misère qui l’habite.

De son banc elle observe
Son cœur n’est pas en verve,
Elle imagine et elle rêve,
Mais en fait elle a froid et elle crève.

Elle a froid au cœur.
Que pensez vous misérables?
Tous ces déchirements que vous lui infligé,
la déchéance imposée par vos dictatures,
vous qui n’êtes que des pantins pas malins.

Tout le monde se fout d’elle
Personne ne l’a calcule,
Pas un être qui pense à elle,
Pas une âme qui prendrait un peu de recul.

Elle avait une chaumière,
un mari, des enfants,
aujourd’hui ils sont partis, pourquoi?
La honte? mais de quoi?
Elle, l’amour elle ne connaît plus,
son corps vide de sentiments,
de tendresse, tout s’est évanoui
avec sa vie.

Une vie passée
Désormais une existante dépassé,
Des souvenirs c’est tout ce qui lui reste,
Une photo de ses enfants dans sa veste.

Et pourtant, elle existe,
mais les abysses lui ont ouvert les portes,
alors que vous, insensibles et bêtes,
avez fermé votre cœur,
à cette femme,
qui vous a certainement beaucoup donné.
L’avez vous oublié?

Personne ne lui porte de considérations
Car elle ne rentre pas dans la case élections,
Après tout qui ça peu intéresser ?
Elle a même plus envie de voter.

Elle dormira encore ce soir
sur son banc,
d’un sommeil bancal.
Vous, insouciants,
vous irez jouir des joies de la nuit.
A votre réveil, dans un lit bien chaud,
vous ferez l’amour,
sans vous souciez d’elle. Dehors,
elle a froid, elle a peur.
Elle n’a plus de bras pour la réchauffer,
de toit pour l’abriter.

Elle son toit ça sera les étoiles
Elle aura le luxe d’un spectacle qu’elles dévoilent,
Et quand il faudra tirer la toile
Elle remettra son modeste voile.

Ce matin encore
elle est là, sur son banc
le regard perdu, son visage mouillé de larmes,
son sourire s’est effacé, la tristesse l’a maquillé.
Meurtrie au plus profond de son âme,
elle sombre dans la solitude,
cet océan d’incertitude,
la noie dans l’oubli.
Des lendemains à venir sans avenir.

Elle pleurera toutes les larmes de son cœur
Un torrent de gouttes et de pleurs,
Alimenté par la tristesse et la peur,
De finir seule elle y pense à chaque heure.

Elle est devenue une ombre,
un fantôme du passé.
Elle doit se battre sur tous les fronts.
Les voleurs, les violeurs, une vigilance de chaque instant
et personne ne bougera, va que sa me bouleverse.
Le froid, la chaleur, le vent, tous ces éléments
à combattre, les seuls compagnons sur sa route.
Peut-être un chat, un chien la regardera avec compassion,
hélas il sont impuissants face à la méchanceté des hommes.

Elle nourrit plusieurs combat
La faim la soif et le froid.
Une bataille qui ne se gagnera pas.
Une lutte qu’elle fait avec foi.

Elle cette femme abandonnée
fut autrefois, belle et charmante.
Elle a encore du charme,
malgré la souffrance.
Sa beauté est dans son âme.
Vous, votre laideur est dans vos entrailles.
Aurez-vous un jour un peu de conscience,
un brin de bonté?

Elle essaye de garder son atout charme
Malgré la tristesse et les larmes.
Elle est quand même une belle âme.
Cette beauté est sa dernière arme.

Personne ne mérite un tel destin,
hommes ou femmes et même nos animaux de compagnie.
Demain cela pourrait être vous.

Ce texte s’adresse aux grands de ce monde,
eux qui ouvrent les portes de l’enfer aux pauvres gens.

Un matin, elle est morte dans l’indifférence,
sous une pluie glacée, comme fut sa vie sans nom,
dans l’oubli.

Elle se sera battu toute sa vie,
Pour ne pas à avoir de souci.
Mais au final c’est la vie.
Qui aura décidé ainsi.

Béatrice Montagnac et Anthony Dalard



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