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Elle décrit ses émotions,
Comme chargée d’une mission,
Nous dévoilant ainsi des mots,
Qui s’écoulent au fil de l’eau.

Pour elle, en guise de bannière,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle brandit sa plus arme,
Son porte plume.

A l’encre de ses souvenirs,
Elle débite des mots magiques,
Qui ensorcellent jour après jour,
Ses rêves traînant alentours.

Pour elle, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle maintient à bout de doigts,
Son porte plume.

Aucun de ses amours passées,
Comme feuille morte, ne sera froissé,
Pour eux, ainsi appropriés,
Les mots seront alors jetés.

Pour elle, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle préserve près de son cœur,
Son porte plume.

Seule, dans cette chambre vide,
Sa tête subitement se vide,
De phrases et de pensées nouvelles,
Qui doucement s’empreignent d’elle.

Alors, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle brandit son seul allié,
Son porte plume.

Quand son cœur, tout à coup prend froid,
Quand les larmes, sur sa joue se meurent,
La plume se rappelle à elle,
Et dans l’obscurité, s’ réveille.

Alors, se bousculent les mots
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle perdrait toute fortune,
Sans porte plume.

tous droits protégés©Marie-Hélène Coppa
publié dans mon recueil « Et sens de femme »



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