Partagez

LA FORÊT

À ma tata Annick

L’herbe tendre du matin s’affermit au fil du temps,
Laissant la floraison glisser entre les brins
Couverts de gouttes d’eau et s’offrir poliment
À la clarté du jour et la forêt de pins.

Les fouteaux et les chênes recueillent la lumière,
Toutes branches déployées vers les fauvettes plaintives
Qui se livrent gracieusement à des vols circulaires,
Et répandent leurs notes harmonieuses et festives.

Les alouettes plongent leurs becs dans la mare croupissante,
Et le chevreuil bondit dans les herbes sauvages.
Il s’amuse à cache-cache sous les lueurs éclatantes
Que le soleil déverse sur ce beau paysage.

Des formes se dessinent au milieu des bruyères,
Parmi les rocs moelleux verdis par le lichen.
Leurs ombres donnent vie à un zoo de pierre,
Laissant les animaux grisés se mettre en scène :

L’Éléphant paresseux chemine dans la futaie,
Élégant et serein, au sein de la verdure
Dont l’érosion du temps semble accroître la beauté
De cette œuvre éternelle sculptée par la nature.

La tortue le salue, mais ne trotte pas plus vite,
Et l’oiseau lui sourit, mais ne vole pas plus haut,
Le feuillage lâche prise, s’incline et cohabite
Auprès de ces rochers et des vrais animaux.

Près des gorges et des grottes, sur une toile bucolique,
Rosa peint le bonheur de couleurs réalistes.
Pendant que quelques fées troquent leurs baguettes magiques
Pour les précieux pinceaux des peintres impressionnistes.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 1 votes