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A trop vouloir penser à demain,
S’enfouit dans mon cœur ce chagrin,
Aux côtés de mes sombres souvenirs,
Qui me poussent à l’envie de partir.

Loin très loin, au-delà de l’horizon,
Dans les méandres d’une affreuse prison,
J’entends de plus en plus l’appel du marais,
Un jour viendra où enfin j’y mourrai.

Adieu eaux troubles de mes yeux blessés,
Adieu maux incurables de mon corps agressé,
Adieu cauchemars de mes nuits épuisantes,
Adieu douloureux combat d’une vie fatigante.

Il emportera au fond dans la vase bouillonnante,
Tout le mal de mon corps en fusion jaillissante,
Dans la brume à l’aube timide d’un matin d’été,
J’atteindrai les sommets d’un repos espéré.

Oh marais que j’aime tant écouter ta voix,
Sur le sentier dans la mousse des sous-bois,
Au milieu des herbes folles et du chant des oiseaux,
Seule près de toi j’attendrai comme un roseau.

Adieu eaux troubles de mes yeux blessés,
Adieu maux incurables de mon corps agressé,
Adieu cauchemars de mes nuits épuisantes,
Adieu douloureux combat d’une vie fatigante.

A trop penser que la vie n’est pas celle dont je rêvais,
J’abandonne tout et je fuis vers mon marais,
Je laisse derrière moi de médiocres écrits,
Relatant l’histoire de ma triste vie.

LA FUITE EN EAUX TROUBLES © Copyright 2016 Sylvie Badi



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