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La gitane

La gitane, elle danse
dans les rues de Séville,
au rythme du flamenco,
dans sa robe coquelicot.
Vous, vous êtes immobiles,
elle, elle s’élance belle à mourir.
Sous vos regards de ténors,
vous qui avez le diable au corps.
Votre cœur bat la sérénade à ne plus en finir.
Comme un tambour criant son amour,
tristes troubadours.
La gitane, divinement belle,
avec son regard de velours.
Elle est comme l’alizé,
elle s’envolera à chacun de vos pas.
Jamais elle ne vous appartiendra.
Alors ne rêvez pas d’elle,
même pas d’un baiser.
Elle est rebelle.
La gitane, elle danse
dans les rues de Séville,
ondulant son corps, agile,
au rythme du flamenco, dans toute la ville.
Elle vous fait vibrer à perdre la raison.
Enflamme votre corps, au feu de la passion.
Brûlant votre âme en enfer,
comme les volcans d’Italie.
La gitane, elle est bien jolie,
quand elle danse féline,
dans les rues de Séville.
Son jupon, tournoi,
se dévoile des bas de soie.
Que vous rêvez d’enlever,
puis de vous enivrer
de son parfum charnel et sucré.
Vous aimerez la caresser,
toucher la rosée, du fruit défendue.
Mais la belle s’envolera,
tel un papillon de nuit.
La gitane, sous son sourire malicieux,
l’illusion d’un appel à l’amour audacieux.
Derrière ce joli minois,
se cache le mal qui vous fera souffrir.
Nenni, elle détruira vos rêves, autant mourir.
Jamais, elle ne se donnera, ne se dévoilera.
Ne lèvera le voile de son âme tourmentée.
Brisée dans l’innocence de ses jeunes années.
Elle sort ces griffes pour fuir
les parenthèses de sa vie.
Sa beauté, une image qui fait envie,
mais son âme est maudite, condamnée.
Qu’elle vous transportera dans les profondeurs
de sa douleur jusqu’à la mort.
Sans jamais avoir pu l’aimé,
elle la gitane, la femme du croc-mort.

Béatrice Montagnac



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