Partagez

La gitane

La gitane
elle danse dans les rues de Séville,
au rythme du flamenco,
comme une panthère, elle s’élance,
sous les regards des ténors,
leur cœur bat la sérénade.

La gitane
inaccessible belle andalouse,
ils savent bien, que jamais,
elle ne leur appartiendra,
qu’ils ne seront pas les amants d’un jour,
les amants d’une nuit.

La gitane
elle danse dans les rues de Séville,
ondulant son corps,
au rythme du flamenco,
sous sa robe rouge rubis,
se cache la fleur du mal.

Elle fait vibrer la ville,
enflammer les hommes,
brûlant les âmes en enfer,
comme les volcans d’Italie.

La gitane
elle danse dans les rues de Séville,
à chaque pas sous son jupon,
se dévoile des bas de soie noir!
noir désirs.
Qu’ils rêvent d’enlever
et de s’enivrer du parfum de sa peau sucrée,
couleur caramel, ô hélas d’un goût amer.
Ils aimeraient la caressée,
toucher la rosée du fruit défendue,
mais la belle s’envole tel, un papillon,
au rythme du flamenco,

La gitane
sous son sourire malicieux,
belle illusion d’un miroir qui se brise,
derrière le masque, elle détruit les rêves.

Malheureux que vous êtes, elle tisse sa toile,
pour que vous ne leviez le voile de son secret,
d’une âme tourmentée,
brisée dans l’innocence de ses jeunes années,
elle sort les griffes pour fuir les parenthèses de sa vie.

Elle ne vous ouvrira jamais,
son jardin des délices,
vous ne pouvais que rêver,
votre corps brûlant de désir,
se consumera dans les cendre du plaisir solitaire.

Béatrice Montagnac



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
3.67 sur 3 votes