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La glycine fanée

La maison familiale a fermé ses volets,
Le jardin défleuri laisse exhaler sa peine,
Il se rappelle encore une odeur très ancienne
Qui s’élevait jadis, des souvenirs secrets.

Là, tout s’est endormi. Les sons se font discrets.
Une larme d’amour tombe d’une persienne
Comme pour évoquer qu’il faut qu’on se souvienne
De ceux qui sont passés, laissant de lourds regrets.

Le soleil n’ose plus inonder la façade ;
La glycine fanée en sa blanche cascade
Semble se recueillir en acceptant son sort.

Les tilleuls accablés pleurent sur la pelouse ;
Et le lierre enlaçant la pierre qu’il épouse
Tremble tout doucement en pensant à la mort.



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